The Last Asmodians
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The Last Asmodians
Chroniques RP
Pour ceux qui, comme moi, ont un petit peu besoin de se sentir impliqué dans un monde virtuel pour en faire véritablement partie, voici un petit texte RP qui vous aidera à comprendre nos motivations.
The Last Asmodians
Alors que le vaisseau balaur approchait, la rougeoyante lumière caractéristique des Abysses m'aveugla un instant, me plongeant dans un profond sentiment de confusion. Autour de moi, les corps éparpillés de mes camarades tombés au combat. Balaurs, Elyséens... tsss... Ca ne finira que quand l'un des trois aura plié. Et pour le moment, c'est nous, qui plions. Quasi exterminés, nous ne survivrons pas bien longtemps... Mais peut-être existe t-il un moyen.
J'ouvris les yeux.
Les muscles bandés au maximum, je décochais une dernière flèche, puis sautais dans le vide. Je tombais, mais le paysage des Abysses n'avait jamais défilé aussi lentement. Autour de moi, les flammes infernales des sorciers Elyséens se déchainaient, brûlant chaque partie de mon corps. Dans un dernier sursaut, je déployais mes ailes, avant de les voir soudain se consumer en milliers de cendres volatiles, et de perdre conscience.
Nous ne fumes pas nombreux à survivre. Nous ne sommes pas nombreux à vouloir nous battre ! Il fut un temps où nôtre peuple vivait glorieux ! Il fût un temps où le vacarme des cris de guerre couvraient les gémissements de nos enfants ! Aujourd'hui, nôtre vie n'est que souffrance, aujourd'hui, nous DEVONS REPRENDRE LE CONTROLE !
Le commencement
Encore cette lumière aveuglante ! Ma tête me faisait souffrir le martyr. J'inspirais une grande bouffée d'air... frais. J'étais étendu à terre, et mon corps endolori refusait de bouger. Heureusement, la voix qui parvint à mes oreilles fut comme une délivrance.
"Ashakk ? Ashakk ça va ? C'est fini, ils ne sont plus là."
La tête enfouie au creux de mes mains, je me redressai enfin. Je tremblais de tout mon être, et tout à coup, les images fusèrent devant mes yeux : flammes, sang, mort, folie.... Je revois les cendres, la poussières, j'entends les hurlements, les explosions, le souffle cinglants de leurs ailes damnées...
"Reprends-toi. Nous devons partir."
C'est alors que je repris conscience. Elle se dressait, incandescente, statue d'ivoire aux lèvres pourpres.
"Xentres, tu es vivante..." furent les seules stupidités qui me vinrent à la bouche.
"Évidemment, rétorqua t-elle sèchement, sinon c'est toi qui nourrirait les Balaurs ! Maintenant lève toi, et marche !"
"Toujours le sens de la citation, hein...." grimaçai-je.
Tout en me redressant, je percevais peu à peu le décors qui m'entourait. La Forteresse de Morheim étalait son ombre opulente au milieu de la place gelée, où vagabondaient femmes et marchands. Nous étions en sécurité, là où la guerre semblait être un vague souvenir oublié de tous.
"Ils t'ont vraiment bien bousillé cette fois !"
Elle esquissa un sourire, rejetant nonchalamment vers l'arrière une de ses courtes mèches vertes. Xentres ne semblait pas être atteinte par toute cette folie. Pour elle, chaque cadavre était un trophée, chaque victoire, une fierté. Même si nous avions des intérêts en commun, je ne partageais pas totalement cette sadique vision des choses. Néanmoins, c'était mon amie, et encore une fois, elle me prouvait que je pouvais compter sur ses talents de sorcière. La douleur dans mon bras droit me fit repenser à ma propre survie, et je constatai alors l'étendue des dégâts... Blessures sanguinolentes, jambes et côtes cassées, ailes consumées... Xentres, elle, évidemment, avait à peine quelques égratignures.
"Comment tu fais pour te faire mal à chaque fois, hein ?" Dit-elle en riant. "Allez viens, on va aller soigner ça."
Elle fit volte face, m'intimant l'ordre de la suivre. Je ne bougeais pas. Elle avança d'un pas, en direction du quartier général, puis...
...elle comprit.
"Elle à disparue dans les Abysses, souffla t-elle alors. Je n'ai rien pu faire. C'était toi, où elle."
Et tandis qu'elle s'éloignait vers le centre de commandement, une violente douleur s'insinua vicieusement au plus profond de mon coeur. Le paysage tournoya un bref instant, s'effaçant dans la brume de mes larmes inconscientes. J'essuyais tout cela d'un revers de bras, et me mît en route.
Mais il me restait une question : pourquoi me sauver, moi, et pas elle ?
///////////////////////////////////////////////////////////////
Xentres s’arrêta devant la gigantesque porte et se tourna vers moi. Ses yeux me scrutèrent intensément.
"Nous en reparlerons plus tard. Pour l'heure, nous avons un rapport à fournir... Et des blessures à soigner."
Ses pupilles injectées de sang lançaient littéralement des flammes, et je cru même une seconde voir ses oreilles fumer... Mais je chassais bien vite ces pensées fantaisistes de mon esprit, et nous pénétrâmes à l'intérieur du bâtiment. J'étais tourmenté par ses paroles, mais la voix de Borlek me fît soudain revenir à la réalité.
"Où sont les autres !?" Hurla t-il en se levant brusquement.
C'était un daeva d'une stature incroyable, possédant une force légendaire dont la réputation avait fait pâlir plus d'un Elyséen... Si cela était encore possible ! Gladiateur sanguinaire et chef de guerre respecté, il inspirait la crainte aussi bien chez ses ennemis que chez ses plus fidèles partisans.
Le vacarme de sa colossale armure de plaque résonnant dans le silence de la pièce, il s'approcha de nous à grands pas, et m'attrapa au colet.
"Regarde moi, vermissau, et dis moi ce que tu as fait de mes hommes !" Cria t-il en m'empoignant la gorge.
Je le connaissais bien. Je baissais les yeux, imitant Xentres qui pour une fois n'en menait pas large. Tout me revenait difficilement en mémoire. Après un court silence, je desserrai les dents.
"Nous avons été attaqué pendant l'opération, Monsieur" Dis-je lentement. "Les Balaurs se sont invités de manière inattendue. Je pense qu'ils étaient au courant.
- Au courant ? Au courant ?!" Tempéta t-il en me lâchant brusquement. "Impossible ! C'est impossible... Ils ne pouvaient pas savoir que nous allions attaquer le camps Elyséen à ce moment précis ! Comment auraient-ils...
- Je ne sais pas Monsieur, répondis je, mais, personnellement, je ne crois pas au hasard."
C'était vrai. Borlek fit demi-tour, fonçant vers ses généraux comme un loup sur sa proie. A la réflexion, l'attaque des Balaurs avaient clairement avantagé nos ennemis Elyséens, détruisant complètement l'effet de surprise que devait provoquer nôtre assaut. Tandis que nous nous faisions exterminer par le Dredgion, ils étaient restés cachés... Pour n'apparaître qu'à la fin du carnage, afin d'achever les survivants. Et le pire, dans toute cette histoire...
"Ashakk, je t'ai confié la responsabilité de la stratégie de nôtre armée pour cet assaut, et tu m'as déçu."
Ses mots me fracassèrent littéralement.
"Je veux que vous soigniez vos blessures et que vous retourniez la bas chercher les survivants. Disparaissez !"
Il vociférait ses paroles avec tellement d'intensité que j'en oubliais instantanément l'horrible douleur qui torturait mon corps et me dirigeai rapidement vers le centre médical, suivi de près par Xentres qui n'avait pas prononcé le moindre son depuis nôtre entrée. Je décidai de passer outre toutes les questions qui tournaient dans mon esprit, et avisai d'un regard la couchette sur laquelle j'allais enfin, pouvoir prendre un peu de repos.
//////////////////////////////////////////////////////////////////
Lorsque je fermai les yeux, les souvenirs s’entremêlèrent au rêve pour ne former qu'un songe vulgaire et sordide de la dernière bataille. Xentres était là, criant des ordres aux soldats prêt à en découdre. Le ciel des Abysses n'était que sang et chair putréfiée, le sol, calciné, renvoyait des effluves de cadavres pourrissants. La poussière fouettait nos visages, et les hurlements de nos frêres meurtrissaient nos coeurs. C'était la guerre, la vraie, avec son lot de morts et de larmes. Nous nous battions pour nôtre survie, nous n'avions pas le choix. Il ne restait déjà que peu d'entre nous, mais nous avions réussis à repousser temporairement les Balaurs qui nous étaient tombés dessus par surprise. Acculés derrière un rocher, nous reprenions nos forces et nos esprits. Nous étions cinq, peut-être six. Je jetais un regard rapide par dessus mon épaule, et ce que je vis me tétanisa.
"Ils arrivent, et ils sont nombreux..." soufflai-je.
Xentres me regarda, puis déploya ses ailes dans un grand rire hystérique.
"S'ils croient me tuer facilement, et bien, je compte bien les décevoir !" Hurla t-elle, les yeux roulants dans leurs orbites rouges. "Le sang par le sang ! Pour Asmodae !"
Canalisant une énorme boule de feu, elle s'envola vers le nuage bourdonnant d'ailes blanchâtres qui apparaissait au loin. Ils étaient des centaines, peut-être des milliers ! Et elle, elle était seule. Et complètement folle. Mais tout cela se développait en diapositives informes, éphémères et impalpables, et mon sentiment de mal être empira d'un coup. Perdu dans le délire de mon rêve, je ne pensais qu'à une chose : Où était-ELLE ? Pourquoi ne pouvais-je ni la voir ni l'entendre, alors qu'elle était censée se trouver là, à combattre près de moi ! Depuis combien de temps avait-elle disparue avant que je ne m'en rende compte ?
Et, tandis que mon esprit quittait mon corps et que je me voyais, volant vers l'ennemi, décochant inlassablement flèches après flèches, je compris que je n'avais pas réalisé son absence à ce moment là, trop absorbé par la terreur de ma mort toute proche. Enfin, ce fût le néant.
Lorsque je me réveillai, rien de tout ce dont j'avais rêvé ne semblait avoir vraiment eut lieu. J'étais confus, mais je me sentais bien. Deux sensations fortement opposées, peut-être juste le court instant durant lequel je n'avais pas encore repris conscience des horreurs que j'avais vécues...
Je me redressais, apercevant le reflet de mon visage dans une vitre opaque. Les traits fatigués, les cheveux ébouriffés et le regard emplit d'une profonde tristesse, je faisais clairement pitié à voir. Mon armure à moitié détruite pendait près du lit, et du sang séché dégoulinait de mes oreilles. Décidément, ça n'allait pas fort au réveil. Je me levais ; après avoir obtenu la permission de l'infirmière de garde qui veillait sur moi depuis deux heures, je pus repartir accomplir ma nouvelle mission. Le temps pressait, et, à peine rétabli, je décidai qu'il était temps pour moi de reprendre le combat.
Pour ceux qui, comme moi, ont un petit peu besoin de se sentir impliqué dans un monde virtuel pour en faire véritablement partie, voici un petit texte RP qui vous aidera à comprendre nos motivations.
The Last Asmodians
Alors que le vaisseau balaur approchait, la rougeoyante lumière caractéristique des Abysses m'aveugla un instant, me plongeant dans un profond sentiment de confusion. Autour de moi, les corps éparpillés de mes camarades tombés au combat. Balaurs, Elyséens... tsss... Ca ne finira que quand l'un des trois aura plié. Et pour le moment, c'est nous, qui plions. Quasi exterminés, nous ne survivrons pas bien longtemps... Mais peut-être existe t-il un moyen.
J'ouvris les yeux.
Les muscles bandés au maximum, je décochais une dernière flèche, puis sautais dans le vide. Je tombais, mais le paysage des Abysses n'avait jamais défilé aussi lentement. Autour de moi, les flammes infernales des sorciers Elyséens se déchainaient, brûlant chaque partie de mon corps. Dans un dernier sursaut, je déployais mes ailes, avant de les voir soudain se consumer en milliers de cendres volatiles, et de perdre conscience.
Nous ne fumes pas nombreux à survivre. Nous ne sommes pas nombreux à vouloir nous battre ! Il fut un temps où nôtre peuple vivait glorieux ! Il fût un temps où le vacarme des cris de guerre couvraient les gémissements de nos enfants ! Aujourd'hui, nôtre vie n'est que souffrance, aujourd'hui, nous DEVONS REPRENDRE LE CONTROLE !
Le commencement
Encore cette lumière aveuglante ! Ma tête me faisait souffrir le martyr. J'inspirais une grande bouffée d'air... frais. J'étais étendu à terre, et mon corps endolori refusait de bouger. Heureusement, la voix qui parvint à mes oreilles fut comme une délivrance.
"Ashakk ? Ashakk ça va ? C'est fini, ils ne sont plus là."
La tête enfouie au creux de mes mains, je me redressai enfin. Je tremblais de tout mon être, et tout à coup, les images fusèrent devant mes yeux : flammes, sang, mort, folie.... Je revois les cendres, la poussières, j'entends les hurlements, les explosions, le souffle cinglants de leurs ailes damnées...
"Reprends-toi. Nous devons partir."
C'est alors que je repris conscience. Elle se dressait, incandescente, statue d'ivoire aux lèvres pourpres.
"Xentres, tu es vivante..." furent les seules stupidités qui me vinrent à la bouche.
"Évidemment, rétorqua t-elle sèchement, sinon c'est toi qui nourrirait les Balaurs ! Maintenant lève toi, et marche !"
"Toujours le sens de la citation, hein...." grimaçai-je.
Tout en me redressant, je percevais peu à peu le décors qui m'entourait. La Forteresse de Morheim étalait son ombre opulente au milieu de la place gelée, où vagabondaient femmes et marchands. Nous étions en sécurité, là où la guerre semblait être un vague souvenir oublié de tous.
"Ils t'ont vraiment bien bousillé cette fois !"
Elle esquissa un sourire, rejetant nonchalamment vers l'arrière une de ses courtes mèches vertes. Xentres ne semblait pas être atteinte par toute cette folie. Pour elle, chaque cadavre était un trophée, chaque victoire, une fierté. Même si nous avions des intérêts en commun, je ne partageais pas totalement cette sadique vision des choses. Néanmoins, c'était mon amie, et encore une fois, elle me prouvait que je pouvais compter sur ses talents de sorcière. La douleur dans mon bras droit me fit repenser à ma propre survie, et je constatai alors l'étendue des dégâts... Blessures sanguinolentes, jambes et côtes cassées, ailes consumées... Xentres, elle, évidemment, avait à peine quelques égratignures.
"Comment tu fais pour te faire mal à chaque fois, hein ?" Dit-elle en riant. "Allez viens, on va aller soigner ça."
Elle fit volte face, m'intimant l'ordre de la suivre. Je ne bougeais pas. Elle avança d'un pas, en direction du quartier général, puis...
...elle comprit.
"Elle à disparue dans les Abysses, souffla t-elle alors. Je n'ai rien pu faire. C'était toi, où elle."
Et tandis qu'elle s'éloignait vers le centre de commandement, une violente douleur s'insinua vicieusement au plus profond de mon coeur. Le paysage tournoya un bref instant, s'effaçant dans la brume de mes larmes inconscientes. J'essuyais tout cela d'un revers de bras, et me mît en route.
Mais il me restait une question : pourquoi me sauver, moi, et pas elle ?
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Xentres s’arrêta devant la gigantesque porte et se tourna vers moi. Ses yeux me scrutèrent intensément.
"Nous en reparlerons plus tard. Pour l'heure, nous avons un rapport à fournir... Et des blessures à soigner."
Ses pupilles injectées de sang lançaient littéralement des flammes, et je cru même une seconde voir ses oreilles fumer... Mais je chassais bien vite ces pensées fantaisistes de mon esprit, et nous pénétrâmes à l'intérieur du bâtiment. J'étais tourmenté par ses paroles, mais la voix de Borlek me fît soudain revenir à la réalité.
"Où sont les autres !?" Hurla t-il en se levant brusquement.
C'était un daeva d'une stature incroyable, possédant une force légendaire dont la réputation avait fait pâlir plus d'un Elyséen... Si cela était encore possible ! Gladiateur sanguinaire et chef de guerre respecté, il inspirait la crainte aussi bien chez ses ennemis que chez ses plus fidèles partisans.
Le vacarme de sa colossale armure de plaque résonnant dans le silence de la pièce, il s'approcha de nous à grands pas, et m'attrapa au colet.
"Regarde moi, vermissau, et dis moi ce que tu as fait de mes hommes !" Cria t-il en m'empoignant la gorge.
Je le connaissais bien. Je baissais les yeux, imitant Xentres qui pour une fois n'en menait pas large. Tout me revenait difficilement en mémoire. Après un court silence, je desserrai les dents.
"Nous avons été attaqué pendant l'opération, Monsieur" Dis-je lentement. "Les Balaurs se sont invités de manière inattendue. Je pense qu'ils étaient au courant.
- Au courant ? Au courant ?!" Tempéta t-il en me lâchant brusquement. "Impossible ! C'est impossible... Ils ne pouvaient pas savoir que nous allions attaquer le camps Elyséen à ce moment précis ! Comment auraient-ils...
- Je ne sais pas Monsieur, répondis je, mais, personnellement, je ne crois pas au hasard."
C'était vrai. Borlek fit demi-tour, fonçant vers ses généraux comme un loup sur sa proie. A la réflexion, l'attaque des Balaurs avaient clairement avantagé nos ennemis Elyséens, détruisant complètement l'effet de surprise que devait provoquer nôtre assaut. Tandis que nous nous faisions exterminer par le Dredgion, ils étaient restés cachés... Pour n'apparaître qu'à la fin du carnage, afin d'achever les survivants. Et le pire, dans toute cette histoire...
"Ashakk, je t'ai confié la responsabilité de la stratégie de nôtre armée pour cet assaut, et tu m'as déçu."
Ses mots me fracassèrent littéralement.
"Je veux que vous soigniez vos blessures et que vous retourniez la bas chercher les survivants. Disparaissez !"
Il vociférait ses paroles avec tellement d'intensité que j'en oubliais instantanément l'horrible douleur qui torturait mon corps et me dirigeai rapidement vers le centre médical, suivi de près par Xentres qui n'avait pas prononcé le moindre son depuis nôtre entrée. Je décidai de passer outre toutes les questions qui tournaient dans mon esprit, et avisai d'un regard la couchette sur laquelle j'allais enfin, pouvoir prendre un peu de repos.
//////////////////////////////////////////////////////////////////
Lorsque je fermai les yeux, les souvenirs s’entremêlèrent au rêve pour ne former qu'un songe vulgaire et sordide de la dernière bataille. Xentres était là, criant des ordres aux soldats prêt à en découdre. Le ciel des Abysses n'était que sang et chair putréfiée, le sol, calciné, renvoyait des effluves de cadavres pourrissants. La poussière fouettait nos visages, et les hurlements de nos frêres meurtrissaient nos coeurs. C'était la guerre, la vraie, avec son lot de morts et de larmes. Nous nous battions pour nôtre survie, nous n'avions pas le choix. Il ne restait déjà que peu d'entre nous, mais nous avions réussis à repousser temporairement les Balaurs qui nous étaient tombés dessus par surprise. Acculés derrière un rocher, nous reprenions nos forces et nos esprits. Nous étions cinq, peut-être six. Je jetais un regard rapide par dessus mon épaule, et ce que je vis me tétanisa.
"Ils arrivent, et ils sont nombreux..." soufflai-je.
Xentres me regarda, puis déploya ses ailes dans un grand rire hystérique.
"S'ils croient me tuer facilement, et bien, je compte bien les décevoir !" Hurla t-elle, les yeux roulants dans leurs orbites rouges. "Le sang par le sang ! Pour Asmodae !"
Canalisant une énorme boule de feu, elle s'envola vers le nuage bourdonnant d'ailes blanchâtres qui apparaissait au loin. Ils étaient des centaines, peut-être des milliers ! Et elle, elle était seule. Et complètement folle. Mais tout cela se développait en diapositives informes, éphémères et impalpables, et mon sentiment de mal être empira d'un coup. Perdu dans le délire de mon rêve, je ne pensais qu'à une chose : Où était-ELLE ? Pourquoi ne pouvais-je ni la voir ni l'entendre, alors qu'elle était censée se trouver là, à combattre près de moi ! Depuis combien de temps avait-elle disparue avant que je ne m'en rende compte ?
Et, tandis que mon esprit quittait mon corps et que je me voyais, volant vers l'ennemi, décochant inlassablement flèches après flèches, je compris que je n'avais pas réalisé son absence à ce moment là, trop absorbé par la terreur de ma mort toute proche. Enfin, ce fût le néant.
Lorsque je me réveillai, rien de tout ce dont j'avais rêvé ne semblait avoir vraiment eut lieu. J'étais confus, mais je me sentais bien. Deux sensations fortement opposées, peut-être juste le court instant durant lequel je n'avais pas encore repris conscience des horreurs que j'avais vécues...
Je me redressais, apercevant le reflet de mon visage dans une vitre opaque. Les traits fatigués, les cheveux ébouriffés et le regard emplit d'une profonde tristesse, je faisais clairement pitié à voir. Mon armure à moitié détruite pendait près du lit, et du sang séché dégoulinait de mes oreilles. Décidément, ça n'allait pas fort au réveil. Je me levais ; après avoir obtenu la permission de l'infirmière de garde qui veillait sur moi depuis deux heures, je pus repartir accomplir ma nouvelle mission. Le temps pressait, et, à peine rétabli, je décidai qu'il était temps pour moi de reprendre le combat.
Dernière édition par Ashakk le Dim 1 Jan - 18:47, édité 1 fois

Ashakk- Admin
- Messages: 26
Date d'inscription: 22/12/2011

Re: The Last Asmodians
Back in black
De retour à Primum, je retrouvais Xentres qui terminait de se préparer. Négocier avec un Shugo n'avait jamais été simple, mais elle se défendait plutôt bien. Les bras remplit de potions et de parchemins, elle me rejoint au débarcadère.
"Tiens, dit-elle en me tendant une partie de son bric-à-brac, ça devrait nous être utile."
L'agitation qui régnait dans les Abysses était telle que nous étions sans cesses bousculés par des soldats se préparant à l'assaut. Au loin, un général braillait ses ordres à sa Légion, tandis que les incantations des Aëdes s'évaporaient dans l'espace infini qui entourait la Forteresse. Nôtre mission, consistait à récupérer le maximum de survivants sur le lieu de la dernière bataille, alors qu'une autre se préparait dans le pôle supérieur de Reshanta. Bonne diversion pour nous couvrir.
De retour à Primum, je retrouvais Xentres qui terminait de se préparer. Négocier avec un Shugo n'avait jamais été simple, mais elle se défendait plutôt bien. Les bras remplit de potions et de parchemins, elle me rejoint au débarcadère.
"Tiens, dit-elle en me tendant une partie de son bric-à-brac, ça devrait nous être utile."
L'agitation qui régnait dans les Abysses était telle que nous étions sans cesses bousculés par des soldats se préparant à l'assaut. Au loin, un général braillait ses ordres à sa Légion, tandis que les incantations des Aëdes s'évaporaient dans l'espace infini qui entourait la Forteresse. Nôtre mission, consistait à récupérer le maximum de survivants sur le lieu de la dernière bataille, alors qu'une autre se préparait dans le pôle supérieur de Reshanta. Bonne diversion pour nous couvrir.

Ashakk- Admin
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